En lisant le blogue de RDV_MÉDIA traitant de webtélé : « IL FAUT REPRENDRE LE MODÈLE TÉLÉVISUEL ACTUEL ET L’ADAPTER SUR LE WEB», beaucoup de questions me sont venues à l’esprit. C’est une réalité, de plus en plus d’éditeurs, surtout les grandes chaînes de télé doivent présentement faire face à un problème de migration de l’auditoire vers des plates-formes web. Les consommateurs délaissent de plus en plus en plus les médias traditionnels pour l’Internet, et ce, principalement, pour son accessibilité, sa flexibilité, sa variété et qualité de contenu ainsi que pour sa gratuité.
Mon questionnement reste cependant toujours le même, les grands médias s’inspirent beaucoup de ce qui se fait aux États-Unis, mais il faut penser Québec. On se doit d’avoir une approche complètement différente selon moi. Il est bien de s’inspirer des modèles déjà en place et qui fonctionnent, mais il faut s’adapter. Il faut le faire à plusieurs niveaux, mais le plus important, c’est de pouvoir présenter aux annonceurs une offre suffisamment intéressante pour justifier des investissements publicitaires suffisants pour financer la webtélé.
Mon inquiétude se situe en effet au niveau des possibilités de revenus que le modèle actuel offre aux éditeurs. Il est impensable d’espérer obtenir des revenus intéressants avec la webtélé en copiant le modèle des Américains, principalement parce que le potentiel d’auditoire est de loin inférieur alors que les coûts de production sont similaires. Les éditeurs ne parviendront jamais à rentabiliser un projet de webtélé s’ils ne s’adaptent pas à la réalité québécoise. La situation est encore plus difficile pour les sites misant sur la webtélé mais ne bénéficiant pas de la force d’un média de masse pour se faire connaître sur le web.
La situation québécoise fait en sorte qu’il est très difficile de rentabiliser la webtélé par les formats de publicité traditionnels : messages pre-roll, bannières et intégration. Le contenu vidéo sur le web permet sans contredit d’accroître le temps passé sur un site, mais diminue de façon considérable le nombre d’impressions publicitaires générées. Il faut réinventer la façon dont on présente les plans de visibilité aux annonceurs, il faut être créatif. Il faut SÉDUIRE LES ANNONCEURS.
La webtélé est sans aucun doute un média de plus en plus présent, en grande partie parce qu’il intéresse les internautes. Il faut profiter de cette opportunité, mais il est important à la fois pour l’éditeur et l’annonceur de pouvoir travailler sur des solutions médias innovatrices afin de répondre aux besoins des annonceurs de :
_ Performance
_ Portée
_ Image de marque
Du côté des éditeurs, il est primordial de travailler sur une stratégie de commercialisation qui permettra de maximiser la visibilité de l’annonceur tout en contribuant à développer son image de marque. De cette façon, nous pourrons maximiser la valeur média et ainsi profiter de revenus publicitaires intéressants.
En conclusion, je pense que la présence de représentants hybrides de qualité devient alors importante puisqu’il sera selon moi impensable d’avoir une stratégie de ventes efficace si on ne peut pas adapter notre approche en combinant les forces de la télé et du web. La situation est la même pour les planificateurs et les acheteurs, ils devront adapter leur façon de faire en fonction de cette nouvelle réalité, mais surtout ils devront actualiser leur façon d’évaluer leurs campagnes.
Comme disait Gian Fulgoni de ComScore:
“Why should the Internet be different from print or TV or radio in the ability to CREATE A BRANDING VALUE versus direct response?”




[...] Y A-T-IL UN RÉEL POTENTIEL DE REVENUS AVEC LA WEBTÉLÉ AU QUÉBEC? [...]