En lisant le blogue de Yannick Manuri Représentants hybrides – À l’aide ! je me suis posé de sérieuses questions sur ce que devait être un bon représentant interactif.
Ayant moi-même eu la chance de travailler avec différents médias, car je considère que c’est une chance (affichage, magazine, télé et Internet), je pense avoir développé une bonne connaissance et compréhension de l’industrie.
En fait, je pense que l’industrie média en général est en pleine évolution. Les investissements publicitaires sur le Web augmentent de façon importante et du même coup certains médias doivent vivre avec une diminution de leur part des investissements publicitaire en général. Ce qui fait en sorte que de nombreux médias traditionnels salivent à l’idée de pouvoir profiter des possibilités de revenu que présente l’Internet qui soit dit en passant est considéré dans les planifications et achats médias depuis tout au plus 10 ans et de façon plus sérieuse depuis à peine 5 ans. Cette réalité peut selon moi expliquer la présence de représentants hybrides qui dans plusieurs cas manquent de formation pour travailler avec ce média. Il faut maintenant voir si ceux-ci peuvent représenter efficacement les sites pour qui ils travaillent. Là, je me pose des questions.
Il est clair pour moi que bien que l’Internet soit un média innovateur, avant-gardiste et performant, trop de gens impliqués ne sont pas nécessairement à la hauteur. Je pense à la fois à certains représentants, dirigeants d’agence, éditeurs médias, mais aussi planificateurs et acheteurs médias interactifs qui dans trop de cas sont tellement débordés qu’ils n’ont même pas le temps de réfléchir et d’innover. En fait, avec ce que j’entends trop souvent je pose la question, ont-ils vraiment envie d’innover?
« Ton cpm est trop élevé », alors que j’offre l’exclusivité de catégorie, ce qui selon moi à une valeur.
« Les seuls formats disponibles sont 728×90 et 300×250 », alors que j’offre des opportunités intéressantes d’intégration de contenu et de commandite.
« Tu ne génères pas assez de pages vues », alors que j’offre un environnement de qualité et très ciblé permettant un excellent retour sur l’investissement.
« Je ne veux pas de ton magazine, ce n’est pas mon département », alors que je propose de maximiser leur visibilité en combinant la force du magazine et du Web.
Je dirais donc qu’un bon représentant interactif tout comme un bon planificateur interactif c’est plus que de connaître le jargon du métier, c’est aussi d’être ouvert d’esprit, de pouvoir innover et d’être créatif. On ne parle plus seulement de cpm et de taux de clics. On parle de performance, d’image de marque, d’environnement et d’innovation sur le Web.
En conclusion, il y a selon moi de bons et de mauvais représentants ainsi que de bons et mauvais planificateurs, c’est tout. Je pense que l’industrie, peu importe de quel côté on se trouve, a besoin d’évoluer et de mettre de l’avant les besoins et préoccupations des annonceurs. Ce sont eux qui ont fait en sorte que l’industrie du Web a connu une telle progression et grâce à qui nous pouvons espérer un avenir intéressant.



