Le sujet du CPC (coût par clic) est un sujet épineux. Je ne suis pas contre loin de là, mais je suis contre la façon dont il est utilisé en ce moment par les annonceurs. La stratégie des annonceurs est de profiter d’un nombre plus élevé d’impressions en ne payant que pour les clics. Sébastien Goulet de PubInteractive a déjà traité du sujet dans ce billet: CPC et publicité graphique: illogique mais inévitable. Comme Sébastien le mentionne, les annonceurs peuvent ainsi accroître leur notoriété et augmenter la portée de leur campagne à rabais, et ce, au détriment des éditeurs. Les taux de clics moyens ont diminué considérablement au cours des dernières années, mais les prix n’ont pas changé alors qu’un clic a aujourd’hui une valeur de loin supérieure en raison du fait qu’il est de plus en plus difficile à obtenir.
Je pense sincèrement qu’une vente en CPC peut être à l’avantage des annonceurs, mais aussi des éditeurs si l’achat est fait sur un site où le contenu est directement relié à l’annonceur, par exemple une bannière de voiture sur un site qui parle de voitures. À ce moment, les internautes sont prédisposés à ce genre de pub et on peut donc s’attendre à de meilleurs résultats. De plus, je pense que le créatif se doit d’être adapté à cette stratégie en étant davantage sous forme de « teaser » ou à tout le moins présenter une valeur ajoutée (concours, promotion ou autre) pour inciter la cible à cliquer sur la bannière.
Les éditeurs doivent se garder le droit de refuser ce type de rémunération si le créatif n’est pas adapté ou encore si le type d’annonceur n’est pas pertinent pour le contenu de leur site. Je comprends les annonceurs de profiter de cette opportunité qui leur permet d’accroître de façon considérable leur notoriété à un coût très avantageux. C’est un peu comme si un annonceur achetait une campagne télé dont l’objectif est de maximiser la portée, mais ne payait que pour les consommateurs s’étant rendus en magasin.
De nombreux éditeurs se plaignent des faibles revenus publicitaires qu’ils obtiennent, mais laissent le plein contrôle à des régies qui n’ont à coeur que leurs intérêts personnels. Il serait temps que ces éditeurs se posent les bonnes questions et reprennent le contrôle. Il existe encore d’excellentes régies au Québec, mais en tant qu’éditeur je ne laisserais jamais un plein contrôle sur mes revenus à une régie qui n’a aucunement à coeur de maximiser mes revenus.



